Encore cloué à ma chaise pour une autre journée entièrement détestable. Passer sa journée à se faire bourrer le crane par un étranger dont on ne connaît absolument rien, c’est pour moi du temps jeter à la poubelle. Cela fait plusieurs années que cela dure, même si j’ai du changer d’école encore et encore, rien n'a jamais vraiment changé. Toutes mes journée était totalement identique. À chaque fin de journée, j’avais l’impression de n’avoir rien fait, mais surtout de rien n’avoir appris et ça me frustrais au plus haut point. Je haïssais tellement l’école que mes devoirs et leçons me décourageais trop pour que je mit penche seulement vingt minutes. Les enseignants ne savaient plus quoi faire avec moi, je n’écoutais pas en classe, je ne faisais aucun travaux ou devoirs et mes notes étais toujours au plus bas du seuil de passage. J’avais toujours la manie impulsive de dessiner ce qui me passait par la tête et cela ma valut une expulsion, car j’avais eu l’originalité d’avoir créer une caricature amusante de mon professeur. D’après lui, mon dessin était « vulgaire et offensant », pourtant tous mes amis l’avaient trouvés bien drôle.
Ça fessait trois mois, que je me trouvais dans la même école sans m’être mis dans le pétrin, mais je ne m’y étais pas fait encore d’amis. Les autres me fuyaient comme si j’étais atteint par la lèpre, mais sa ne m’affectais pas plus que sa. J’aimais bien la solitude même si parfois elle me rongeait. Je passais inaperçu autant dans les cours que les pauses. Malgré le mépris totale que je portais pour l’école, il m’arrivais parfois d’apprécier certains moments. En fait, ce n’était pas un moments, mais plutôt une personne. Une magnifique femme avec des formes et des courbes généreuses. Elle était aguichante certes, mais encore plus que cela, elle était charmante. Elle paraissait toujours joyeuse et resplendissante, elle aiguayait ma journée seulement en la regardant. Une longue chevelure d’orge, une peau légèrement bronzé, un sourire ravageur, un tout qui m’estomaquait à chaque regard que j'osais lancer vers elle. Parfois je la frôlais, bien sur elle ne fessait pas attention à moi, mais elle n’avait pas besoin j’était déjà assé désarçonné, mon cœur qui battait la chamade, les main moite et les jambes molles. Dans ces moment là, l’articulation des mots étaient périlleux et la formulation des phrases cohérentes étaient impossibles. Il m’arrivait souvent, laissant mon imagination me mener, de la dessiner dans mon calepin, malgré le regard desaprobateur du professeur qui pesait sur moi.



